Allocution de Henri du 17 novembre 2024 – Appel à venir au pèlerinage Jubilaire !

Transcription proposée par le secrétariat le 18 novembre

In hoc signo vinces

Loués soient les Saints Cœurs de Jésus, de Marie et de Joseph !

L’Eglise se pose cette question depuis Paul VI, comment entraîner l’homme moderne vers le message de l’Evangile ? Il ne s’agit plus de nous arrêter au contenu mais nous remettre en question sur la méthode. Nous nous trouvons au cœur de l’histoire, et nous cherchons avec nos faibles moyens pour résoudre nos problèmes. L’Eglise traverse une crise, le monde aussi, disons-le avec sincérité. Si l’homme dans son humanité choisit un chemin sans Dieu, quel avenir pouvons-nous avoir pour demain. Le monde avance sur un chemin qui m’inquiète. Ce n’est pas le monde qui a conçu Dieu, c’est Dieu qui a conçu le monde. Nous devons nous laisser entrainer par ce que Dieu a voulu mettre en nous. Face à de nombreux changements, 2025 sera une leçon d’histoire. Nous serons face à l’Histoire en 2025.

Divisés sur l’économie, faits de société, politique, guerre, moyens pour arriver à la Paix, nous vivons dans une anxiété permanente, amplifiée par le cycle des actualités. Déboussolés, nous sommes en train de dévisser. En ces temps derniers, l’Eglise se trouve dans des grandes difficultés, avec la perte du sacré à son comble. Il y a un effritement de l’intérieur, de la part du clergé sur les valeurs du christianisme. Nous nous enlisons dans un engrenage. Mais pour nous, cette période de cris doit être une opportunité, un moment privilégié pour qu’en Eglise, en baptisé nous puissions resserrer les liens les uns avec les autres. Nous devons nous inscrire dans un nouvel élan missionnaire, et ne pas avoir peur d’entrer au cœur même de la vie. Nous ne pouvons pas dire là où nous sommes que le peuple délaisse les sacrements, délaisse l’Amour sans que nous puissions vraiment réagir. Nous devons ensemble réaliser que Satan mène la danse qu’il a pris les rênes de notre siècle, et que l’humanité est dans la confusion. Dieu, Lumière des nations, veut nous sortir des ténèbres du désespoir, de la désacralisation, de l’athéisme…. Dieu veut nous faire participer à un grand élan d’Espérance. Nous ne sommes pas faits pour nous soumettre au règne du mal. Nous cherchons le prestige encore, de l’autodétermination, mais nous devons nous dire d’être dans la recherche de l’autre, d’une vie avec Dieu, en Dieu. Nous sommes à chercher les divertissements du monde, à être dans la satisfaction du moment. Délaissons tout cela pour comprendre le don de la vie, qui est simplicité, tendresse, écoute. Dans notre attente, l’Eglise descend au plus profond de ses ténèbres ; Le Seigneur nous appelle au milieu de la tempête dans la Barque, à descendre l’ancre de l’Espérance. Le Seigneur vient pour nous, dans nos afflictions et tristesses pour donner cette ancre d’Espérance.

Lorsque Dieu, comme un voleur est venu dans le monde et a jeté l’ancre du salut au cœur du monde, personne ne le savait, excepté quelques bergers. Il s’est levé en pleine nuit. Il s’est levé des morts. Personne ne l’a vu. Les gardes étaient dans le sommeil.

Nous sommes dans les ténèbres. Nous sommeillons. Nous devons nous poser la question : quelle attitude adopter aux changements de ce monde chaotique. Nous devons nous poser la question, de quel côté nous trouvons-nous ? Si nous nous plaçons du côté de l’Espérance, d’une Eglise forte, sainte, d’un Dieu trine, nous sommes du bon côté. C’est la véritable réponse.

L’Eglise est par sa nature missionnaire, et Elle est envoyée dans le monde pour accomplir un plan de salut que Dieu lui-même a ébauché depuis la nuit des temps. Et Dieu a voulu se servir de son propre Fils pour racheter l’Homme. Et aujourd’hui Dieu se sert de son Église, des cardinaux, des évêques, des prêtres, des religieux, laïcs, hommes, femmes, enfants, personnes âgées ; pour que soit perpétuée l’œuvre, cette grande œuvre qui a commencé depuis la nuit des temps. Cette Eglise aujourd’hui se trouve devant des défis, comment annoncer l’Evangile ? C’est un impératif, d’annoncer l’Evangile. Le Christ lui-même nous envoie dans le monde entier annoncer l’Evangile aux nations, impératifs de la volonté divine. Comment faire quand la société met Dieu de côté ? Nous sommes dans un moment difficile de l’histoire, mais nous sommes comme la Sainte Vierge avec des confidences dans notre cœur. Nous sommes dans un moment où toutes les valeurs sombrent. Notre mission de baptisé, de chrétien, de romaniste, est de sortir de nous-mêmes, de notre confort et d’aller sur le terrain avec de nouvelles ardeurs pour dire le Christ : pour sortir des ténèbres ceux qui n’ont plus de raison d’être. Quand les hommes pointent du doigt avec mépris, colère, irrespect ; nous devons planter notre tente au milieu du peuple, là où la Parole se donne. C’est au milieu des tentes du peuple qui est en attente, que se trouve notre tente, et Notre tente est celle du témoignage. Nous devons dans ce moment de grande confusion planter notre tente sans tarder.

L’homme contemporain cherche à croire aux témoins et non plus au maître.  Si nous donnons toute la place au témoin, que restera-t-il pour le divin maître. L’Ordre Romain a besoin de grande stratégie pastorale, spirituelle, à travers d’authentique témoignage, personnels, communautaires pour que nous puissions nous faire entendre. L’année touche à sa fin, nous allons embrasser le Jubilé. Je veux vous encourager à un chemin nouveau qui s’ouvre pour nous. Nous devons mettre dans le passé l’indifférence, faire tomber l’indifférentisme, la passivité ; et être disciples et missionnaires d’un grand champ à moissonner. Nous avons le devoir, même l’obligation de tenir nos lampes allumées pour donner à l’humanité le goût de la vie. Comme Romanistes, nous sommes appelés à être ce sel qui ne s’affadit pas.

Nous avons peur, peur des défis que le Seigneur nous demande de relever, nous avons peur de nous engager, de nous mettre en avant, de nous positionner. Nous n’avons rien à craindre face aux réalités des défis, du temps présent. Le Saint Esprit est le seul protagoniste qui donne l’impulsion à toute la mission. Si nous l’invoquons, lui qui préside la tête de l’Eglise, qui souffle à travers les voiles de la barque de Saint Pierre, nous n’avons rien à craindre. Nous n’avons pas à avoir peur. C’est lui le Saint Esprit qui dynamise, réchauffe, qui fait de nous de véritables témoins, qui donne l’audace d’agir.  Le Seigneur a dit qu’il est avec nous jusqu’à la fin du monde, puisqu’il travaille le cœur des hommes de bonne volonté, pourquoi devons-nous craindre ? Je vous invite à retrousser vos manches, à ne pas vous laisser abattre par les vagues qui déferlent, qui voudraient vous emporter, emporter votre optimisme. Il y a tant de larmes, de croix, d’amertumes, de déceptions. Mais si nous avons le courage de l’audace, de la foi, il sera suscité en nous de diverses manières d’être lumières sur le chemin nouveau de la mission, et je me dois de vous mobiliser, de vous appeler à la mobilisation et de vous rendre disponibles, présents pour l’ouverture de la porte sainte. C’est un moment exceptionnel, unique, à la Chapelle de la réparation. Nous sommes face à l’histoire. 2025 sera un grand moment d’histoire. Nous devons faire bloc ensemble.

Dès la fin de cette année, nous devons être cette poignée de grains, cette armée mariale rangée en bataille pour que 2025 ne nous trouve pas disséminés.

Nous devons, j’insiste, pour faire communion ensemble, pour faire bloc ensemble pour ne pas être surpris en 2025, de venir fin décembre à la Chapelle de la Réparation.

Le monde est convaincu, mais nous, le sommes-nous ? Le monde est convaincu par des tromperies, par tout ce qui est périssable, mais nous qui croyons en Jésus, qui croyons de voir en l’Eucharistie le Sauveur, sommes-nous capables de choisir des biens qui durent pour le temps et l’éternité ? L’Eglise se retrouve confrontée à des dysfonctionnements dans sa hiérarchie, en parlant de dogmes, de sacrements, de liturgie. Nous nous demandons si nous devons obéir, désobéir. Nous sommes face à des règles imposées, à des textes qui nous surprennent et ne savons plus trop ce qu’il faut penser. Avec la tradition des pères de l’Eglise, nous nous disons, que faut-il faire ? Si nous cherchons à faire un pas de côté nous voyons la sanction venir. Quelle empreinte allons-nous laisser pour la génération future ? Comment dépasser l’intelligence supérieure quand l’intelligence est subordonnée plus loin que la vérité.

L’Eglise est à l’agonie, nous sommes à son chevet. Elle souffre, elle est malade. Cela nous place à la fin d’un Temps. Comme des infirmiers, avec les remèdes nécessaires, notre devoir au chevet de l’Eglise est de nous tenir ferme audacieux, courageux, préparés à de terribles heures de grande secousse, de tribulations. Celle qui est malade au lit est en train de convulser. Nous nous tenons à genoux devant Elle, et avec Marie nous nous tenons à ses côtés. L’Eglise doit être purifiée de ses désordres, de ses souillures, de ses transgressions. La Providence a réservé pour l’Eglise de grandes épreuves. Là où de nouvelles personnes provoquent des hérésies, nous devons rester souder et nous libérer de nos engagements pour qu’à la fin de décembre, l’Eglise puisse voir l’Ordre Romain comme un rempart contre l’hérésie, le schisme, contre de fausses doctrines, contre les forces de la franc maçonnerie, contre la modernité. La fin du mois de décembre, nous devons être présent, ajuster notre présence aux défis de cette fin d’année, pour regarder yeux dans les yeux l’année 2025. Etre unis ensemble, être forts ensembles pour traverser la pire des crises. Notre malade qui agonise n’a pas fini. La température continuera à augmenter. Nous devons répondre présent avec le tablier de serviteur. Laissons-nous être configurés par le Christ, par l’Esprit Saint, par la Corrédemption de notre Avocate, Marie, l’Immaculée Conception ; et nous serons alors de véritables disciples, des missionnaires de l’immédiat. N’ayons pas peur du large, des vastes océans, des vagues qui déferlent, de la mer qui mugit. Nous sommes dans un barque, il n’y a plus de timonier. Elle est malmenée, fouettée par les tempêtes, mais du haut du Ciel Marie veille sur nous chers frères prêtres. Je vous invite à ne pas rester calfeutrés, dans la peur. Dans une forme d’anonymat si vous le souhaitez, mais d’être présent pour dire la vérité d l’Evangile, dire la tradition, dire le christ qui ne s’adapte pas au siècle qui passe, à l’ère du temps, pour ne pas se laisser entrainer dans des hérésies ;

Je vous invite à plus d’engagements, plus de disponibilités ; nous nous devons d’être forts ensembles. Si nous sommes forts ensemble, en face ils seront faibles. Gardons la fraicheur de la Foi et cherchons à garantir l’unité. Assumons le mandat qui nous a été donné, comme chrétien, romaniste. Portons amoureusement le mandat qui nous a été donné. Assumons notre mission, avançons au large. La Sainte Eglise doit obéir à son Sauveur. Elle ne peut pas changer la liturgie comme elle le voudrait. Nous nous devons d’obéir. Nous ne sommes pas dans une liberté totale et nous ne pouvons à notre guise gouverner et décider. La gouvernance de l’Eglise doit obéir au Christ, doivent être dans la Grâce, pour être juste et efficaces pour les fidèles. Nous devons prier et soutenir l’Epouse infidèle qui est l’Eglise, par son laxisme, ses hérésies, par son grand désordre, par cette confusion. Poussons notre discernement et soyons légitimes dans notre manière de nous positionner, d’interroger notre conscience. Je vous invite, chers frères prêtres, chers frères et sœurs, à vous interroger sur les modalités, les méthodes en cette fin d’année, d’être chrétiens et de dire la Foi chrétienne.

Les débordements, nous allons y être confrontés en 2025, de grands débordements. Comment allons-nous réagir ? Nous avons besoin de revenir à l’essentiel. C’est la Foi, l’amour, l’espérance, le Christ ! Nous nous devons de faire quelque chose de concret. Il est bien beau de suivre derrière notre écran… Il est temps d’actes concrets. L’acte le plus concret est de se rendre disponibles pour cette fin d’année et de vivre ce passage d’une nouvelle année d’une nouvelle manière.

Le Seigneur nous demande de ne pas regarder à côté, mais de regarder d’abord en nous pour pouvoir regarder à côté. Que se passe-t-il en nous ? Quand nous sommes confrontés à des invectives ou persécutions ? Quand l’Église sème la confusion dans notre esprit, que se passe-t-il au plus profond de nous-mêmes. La Paix intérieure se trouve fragilisée ? Nous sommes heureux, nous sommes malheureux. Nous avons des besoins, des attentes. Nous attendons que quelqu’un vienne nous visiter. Mais sommes-nous capables de donner quelque chose, de rendre quelque chose ? Nous devons être dans un moment de transition, et nous devons nous placer dans ce moment de transition et nous dire je ne peux parce que,… Cette transition s’impose à nous et nous devons nous mettre en mouvement pour que se produise la délivrance. Qu’est-ce que nous sommes capables de faire, de donner, de délester pour cette fin d’année, pour que nous soyons libres, légers pour rentrer en 2025 ? Nous regardons le tic tac de la pendule. Nous sentons la caresse du vent. Mais nous avons oublié quelque chose, quelqu’un, cette grande invitation qui nous a été faite par Marie, mère de Dieu et notre Mère. La table est mise, le banquet est préparé. Est-ce que nous serons présents. Si nous sommes présents, nous serons véritablement étonnés, de la préparation de la table. Nous allons nous dire que rien n’a été oublié. Nous sommes dans un temps de préparation à la rencontre.

Nous nous devons de poser ce mouvement vers Dieu car Dieu a fait un mouvement vers nous qui va du Ciel vers la terre. Ce mouvement ne date pas d’aujourd’hui. A travers les visites célestes de Marie, à travers l’Eucharistie, les miracles, le Ciel est au milieu de nous. Ce mouvement est permanent, constant. Et nous, quel mouvement sommes-nous prêts à faire ? Dans notre libre volonté, sommes-nous capables de nous mettre en mouvement.

Pousse des cris de joie, ô fille de Sion ! Réjouis-toi, tressaille d’allégresse !

Si nous sommes ensemble pour le Jubilé, si nous sommes ensemble, en face ils verront que nous sommes nombreux, que l’Ordre est en marche de bataille, alors l’Espérance se diffusera en petites flammes. Nous sommes dans le même temps que le peuple d’Israël. Nous sommes dans l’immédiateté de la rencontre, de la confrontation, de la venue. Jean Baptiste ce grand prophète ne crie pas dans le désert seulement, il crie à travers nos fenêtres, il fait trembler nos murs ! Il appelle, il surprend ! Nous entendons et comprenons la nécessité de la conversion, de changer, que le temps est mauvais, qu’il fait gris. Nous ne savons pas quoi faire car chacun fait sa cuisine dans son coin. Nous ne savons pas quoi faire car nous ne sommes pas ensemble. Si nous faisons bloc contre les hérésies, nous serons dans l’immédiateté de la rencontre, de l’instant, de la bascule. Nous serons au moment de l’histoire et la regarderons en 2025. Nous ne laisserons pas l’histoire s’écrire sans nous. 2025 est une grande année riche en évènements, rude en épreuves, cruelles. Dieu ne demande pas de choses extraordinaires. Dieu ne nous demande pas de l’extraordinaire, mais ce qui est accessible à chacun, à la portée de notre main ; tout ce qui est utile à notre vivre ensemble. Il nous dit, si vous avez deux vêtements, partagez. Si vous avez un surplus, partagez. Un malade, visitez-le. Quelqu’un qui n’a pas à manger, donnez-lui à manger. Dieu nous demande d’ouvrir nos yeux, nos oreilles. Chers prêtres, n’ayez pas peur, engagez-vous !

Arrêtez de dire nous ne savons pas quoi faire, vous savez quoi faire ! Avec optimiste, persévérance, Amour, rentrez dans ce contact avec l’histoire, fermez les portes de la peur, prenez la voiture, l’avion, mettez-vous en marche vers la Chapelle de la Réparation, marchez vers marie et venez pousser la porte du jubilé avec nous. Ne restez pas seul dans votre paroisse, dans votre quartier ! Sortez pour que cesse la violence. Ne nous contentons pas de ce que nous avons reçu. Soyons dans le mouvement de la décision intérieure qui nous pousse à nous mouvoir, qui nous conduit à dire je dois me rendre en France, à me conduire à la maison mère. Je me dois de me retrouver à la maison Mère, comme Fils et fille de l’Ordre Romain. Cette famille doit être unie, assemblée ! C’est l’heure que sonne l’oliphant qui va résonner tout le mois de décembre. Un nouveau baptême dans l’esprit et le feu nous attend, dans l’appel à la réparation, au redressement de l’Eglise. Cette décision intérieure doit naitre, doit s’épanouir.  Cette décision doit être libre et gratuite pour Dieu. Alors nous commencerons à avoir un cœur humain. Nous avancerons en homme libre, homme dans la rencontre face à Dieu, par la décision, l’audace ! Dieu se met en mouvement vers nous. Nous sommes dans le moment de la délivrance, au moment où des chaines vont être placées aux pieds des uns et des autres, notre temps sera celui de la fin de l’esclavage. Quelques heures, quelques jours, quelques semaines et nous serons tous ensemble aux pieds de Marie. Marchons ensemble vers 2025, et nous cueillerons les fruits de ce jubilé au milieu du deuil, des cris, des larmes, des fracas. Si nous nous tenons la main, nous ne pourrons pas nous égarer car cette ancre de salut, Marie, marche avec nous. Supplions ensemble, prions ensemble et demandons à Dieu son Esprit Saint pour que nous puissions soutenir cette société qui sombre, les dirigeants politiques, les peuples, ceux et celles qui ont un rôle, une mission. Et que nous puissions être à l’aise avec l’Appel qui nous a été donné. A l’aise avec le mandat que nous avons reçu, pour être responsables de la joie à dispenser qui caractérise 2025, une joie au milieu du sang, des larmes, une joie au milieu du malheur. Nous ne pouvons pas nous satisfaire en restant chez nous, en restant en dehors, en ayant peur de nous impliquer, en restant dans notre confort. Nous devons voir les problèmes en face et de ne pas faire la ronde autour du problème. Se confronter au cœur du problème et le résoudre. Nous ne pouvons pas dire que la question est sur le contenu, mais sur la méthode. Comment parlons, chers prêtres, à nos paroissiens ? Comment parlons-nous à ceux qui suivent ce que nous disons, ce que nous transmettons. Adoptons-nous les bonnes méthodes pour sonner l’alarme, pour dire attention danger ! Pour dire stop quand l’Eglise dit le contraire ! Est-ce que nous avons la méthode ?! Nous devons ensemble définir la méthode d’être forts ! la méthode d’être audacieux, d’être limpides. Seuls, nous n’allons rien résoudre. Mais si, les uns les autres vous vous dites qu’il est temps de faire quelque chose. Si l’un dit j’ai un marteau, l’autre dit qu’il a un clou, l’un a du ciment, l’autre du sable, nous pourrons rebâtir ensemble un projet de resacralisation. Tout se trouve dans la manière de faire ensemble. En cette fin d’année, nous nous devons d’être nombreux pour qu’en face ils aient les yeux sur nous et se disent : « c’est une armée, une légion ! ». Si nous avançons en rangs dispersés, notre message ne sera pas entendu. Nous devons nous mobiliser, trouver les manières de sonner la mobilisation générale !!! Le Jubilé doit se vivre en France, à la Chapelle de la Réparation ! Nous devons nous tenir au pied de cet arbre !

C’est l’invitation qui nous est donné. A nous d’être des passeurs, de relais. De faire que la parole donnée ne soit pas gardée, qu’il y ait un passage de témoin. Que cette flamme que Marie a allumée ne s’éteigne pas, au prix de notre propre vie, de notre sang versé, de notre foi forte, indestructible, inébranlable. N’ayons peur de personnes, ni de Satan, ni des francs-maçons ; Soyons une citadelle ensemble, la citadelle de David, le rempart de Jéricho ! Continuons de faire passer, de distribuer, d’embraser, d’entrainer, ne nous arrêtons pas ! Le temps passe et nous sommes devant l’Histoire. Ne laissons pas les autres donner une leçon d’Histoire, parce que ce sera une année inédite, historique. On restera médusé devant l’histoire. Tant de secousses, tant de sang.

Ne soyons pas dans une forme de cœurs sournois, hypocrites, ne soyons pas excessifs, soyons nous-mêmes. Dans les règles religieuses. Ne soyons pas comme les pharisiens, dans l’ostentation, dans le superflu, en vivant nous-mêmes en premier les messages, pour que nous soyons des exemples, des modèles pour que les autres puissent imiter ce que nous avons impulsé et faire que cette fin d’année ensemble nous soyons un braiser incandescent, une flamme qui monte, une colonne de feu qui monte vers le Ciel, un phare qui crie dans cette décennie, car nous sommes l’Espérance du monde, parce que Marie l’a choisi, pour que l’Eglise soit renouvelée, redressée, et qu’Elle danse de Joie. A nous de sortir des angles morts, et de nous tenir fermes, droits, irréprochables, avec de nouvelles stratégies pour qu’ensemble ce jubilé soit unique avant 2033. Pour montrer à ceux qui veulent faire des églises parallèles que nous sommes des forces actives, en marche, dynamique ; et que nous sommes prêts à prendre des responsabilités, parce que l’Histoire est en train de nous placer devant des responsabilités. Ensemble, montrons-nous solidaires, comme romanistes convaincus. N’ayons plus peur de ceux qui veulent nous faire taire, montrons que nous sommes sûrs de ce que nous avons vu et entendu, que nous sommes en adéquation avec ce que nous mangeons, car nous mangeons ce même pain, ce pain qu’on jette aux chiens, le Christ, délaissé, méprisé, abandonné. Parce que nous mangeons la même manne qui fait vivre, qui donne aux boiteux de marcher, qui nous rend forts, qui nous fait citoyens d’un monde nouveau.

N’ayons peur de rien ! N’ayons peur de rien !

N’ayons peur de rien !

L’heure est grave. Les fruits verts sont en train de tomber. Des évènements pas prévus s’invitent à l’improviste, car l’homme s’entête sur un chemin de perdition. L’homme s’entête à faire souffrir Jésus et Marie. Ce sont des instants qui inquiètent, qui font peur, qui font trembler. A nous d’être un témoignage dans la mission ensemble, d’être un rayonnement. Soyons sur le terrain le 29 décembre, 30, 31 et 1er décembre, dans la maison de marie : la Chapelle de la Réparation. Ensemble, rayonnons du mandat reçu. Vous savez pourquoi ceux qui ne sont pas d’accord avec certaines orientations n’arrivent pas à se faire entendre ? Parce qu’il y a trop de leaders, de têtes pensantes, trop de personnes charismatiques, trop de personnes qui disent je sais tout. S’il y a une seule force d’action, un mouvement en marche qui se dessine, et que les hommes se disent qu’il est le moment de se retrouver derrière une même bannière alors on commencera par interroger. C’est parce qu’il y a trop de mouvement que le message n’est pas audible. On n’arrive pas à le faire comprendre, cela est préjudiciable.

Il faut s’unir, se retrouver, se rassembler, trouver des compromis, des accords. Là nous serons sérieux. En face, on se posera de bonnes questions. Le Jubilé est une opportunité de le faire. C’est pour cela que je vous demande à mobiliser davantage, à faire entendre ce que je suis en train de vous dire ce soir. Si nous ne sommes pas ensemble, nous trouverons débâcles, déroutes, désertions, mais si nous faisons cette mobilisation, il y aura victoire, triomphe, gloire, héros. Non pas pour tirer la couverture et tirer les lauriers, mais pour Jésus, Marie et Joseph, pour l’Eglise Mère. Personne de l’Ordre Romain ne veut détruire l’Eglise, nous voulons la soulager, la relever. Nous ne pouvons pas la laisser alitée, des mois, des années. Elle doit se relever. Soyons de bons aides-soignants. A deux genoux, réparons pour ses agitations, ses scandales. Nous ne devons pas avoir peur de dire que l’Eglise est malade, qu’elle s’est enivrée, qu’elle s’est prostituée. Qui nous empêcherait de le dire ? Nous avons peur de dire que nous sommes romanistes, de dire que Marie est descendue, de dire qu’il faut revenir au sacré ! Toujours la peur ! toujours la peur ! Peur + peur = débâcle, décourage. Mais courage + audace = victoire, c’est la recette du succès.

Sortons ne nous-mêmes, dépouillons-nous de ce que nous sommes. Commençons notre véritable mission.

Priez pour moi comme je prie pour vous. Cherchons le bien commun et participons avec la charge reçue de pourvoir au bien commun. La vérité n’est pas l’apanage de celui qui gouverne. Participons les uns unis aux autres, au mandat qui nous a été donné. En 2025, cadeaux sur cadeaux, grâces sur grâces, car c’est la Promesse mariale. Nous avons besoin ensemble d’être une Eglise mariale, d’être l’Eglise à la manière de Marie. Non à la manière des hommes, mais de vivre l’Eglise avec Marie au cœur du charisme missionnaire ; qui a vu le jour avec l’évènement majeur de la pentecôte, cette Eglise Pétrinienne ! Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise. Qui est Pierre quand le Pierre même combat l’Eglise. Que cette Eglise pétrinienne soit mariale, réparatrice. N’ayons pas peur d’être une présence et de faire découvrir cet élan de foi qui fait vivre. Marie est le Oui de l’avenir. Elle nous a donné une identité, une mission. Elle a fait de nous un miroir.

A travers ce reflet vient le plan de Dieu. Nous sommes cette Eglise mariale, qui pérégrine autour du monde, qui a besoin de Marie comme étoile, qui l’aide à garder le cap. Qui a besoin d’une purification, qui doit être capable d’accueillir, qui doit être en premier ceux qui mettent en pratique la parole de Dieu. Soyons des éducateurs de la parole de Dieu, allons au bout de la croix et tenons dans l’Espérance. Nous sommes cette Eglise mariale à l’écoute de cet oliphant qui résonnera tout au mois de décembre, qui prend le temps de la relecture, pour percevoir les signes que Dieu veut nous donner. Cette Eglise qui a la foi quand surgit des évènements qui viennent ébranler notre Foi. Nous sommes cette Eglise fidèle pour ne pas déserter, qui suit le cap pour ne pas être désorienté, pour persévérer et ouvrir les portes à l’infini, avec Marie pour manifester la qualité de la réparation, qui distribue, sert le vin de joie et de fête, de cette Eglise mariale du bonheur définitif, de cette Eglise mariale qui aspire naitre en 2025, présente, disponible, attentive, concernée par les manques, les besoins et les attentes ; victoire sur la mort, la peur, le découragement, qui brille dans l’obscurité de la décennie. Nous sommes ce monde qui nait et qui grandit, ces petites choses rejetées, piétinées, qui se laissent transformer par la puissance de l’esprit, de don de soi, de compassion. Qui n’a pas peur d’être traversé par la souffrance, qui ne se laisse pas remettre en question dans ce qui a été entrepris, qui ne se laisse pas atteindre, qui se tient au pied de la croix, qui ne se cache pas quand l’homme est écrasé, qui n’a pas peur du désert, qui reste debout dans l’Espérance, qui sait espérer et traverser les heures de ténèbres.

Chers amis, ayons les pieds bien ancrés dans les réalités de la décennie. Soyons des hommes de Foi capables d’inventer des chemins nouveaux pour l’Eglise. Que Marie, mère du Magnificat nous associe à son chant. Et qu’ensemble nous gardions la Foi, nous chantions l’Espérance car nous sommes sûrs de la Victoire.

Priez pour moi comme je prie pour vous.

Je vous invite à vous mobiliser, à ouvrir vos yeux et oreilles pour entendre, voir et recevoir, pour que ce jubilé de 2025 soit à notre portée. Ayons le courage d’aller de l’avant et d’aborder l’avenir avec le regard renouvelé. Puissent Jésus et Marie vous couvrir de dons abondamment.

Loués soient les Saints Cœurs de Jésus, de Marie et de Joseph!


Commentaires

Une réponse à « Allocution de Henri du 17 novembre 2024 – Appel à venir au pèlerinage Jubilaire ! »

  1. Avatar de jean-luc colin
    jean-luc colin

    Merci !.

    ( s’il y a un covoiturage passant par Loches , je suis partant pour le pelerinage jubilaire .)

    J’aime

Répondre à jean-luc colin Annuler la réponse.